Dans quelques mois, le Québec sera l’hôte d’un des grands rendez-vous sportifs canadiens. Du 27 février au 14 mars 2027, les Jeux du Canada d’hiver seront de retour à Québec, 60 ans après la toute première édition tenue dans la capitale.
Notre attention sera alors tournée vers les performances de jeunes athlètes représentant fièrement le Québec. Alors que nous applaudirons les succès des uns et la résilience des autres, il sera facile d’oublier que ces moments forts en émotions ne sont qu’une étape, bien visible, d’un cheminement et d’un engagement de tous les instants.
Avant de nous offrir ce spectacle, tous ces athlètes sont d’abord tombés en amour avec un sport qu’ils ont eu envie de poursuivre. Inspirés par des entraîneurs et d’autres athlètes, supportés par des clubs, des associations, des fédérations, ils ont décidé d’investir un nombre incalculable d’heures dans leur pratique en visant les plus hauts niveaux.
Ce ne sont pas des performances individuelles que les Jeux nous présentent, mais bien les résultats de tout un écosystème sportif.
Prendre soin de ce qui se passe entre les deux
Le Québec entre en campagne électorale et les prochaines semaines seront remplies d’engagements sur la santé, l’éducation, la jeunesse, l’économie, les régions et notre qualité de vie. Le sport mérite de faire partie de ces discussions, non pas comme une promesse de plus à ajouter aux plateformes électorales, mais comme une composante bien réelle du Québec que nous voulons bâtir pour les prochaines années.
Un écosystème en santé permet au plus grand nombre de pratiquer dans un environnement positif et accessible. Lorsqu’il est aussi performant, il sait accompagner ceux qui veulent progresser et leur donner accès, au bon moment, aux ressources et à l’expertise dont ils ont besoin.
C’est cette vision du continuum sportif que porte l’Alliance des centres régionaux d’entraînement multisports du Québec (ACREMQ) : un sport qui se construit de la participation jusqu’au haut niveau, où chaque étape du parcours compte et où les régions jouent un rôle essentiel dans le développement des athlètes et des entraîneurs.
Nous parlons beaucoup, et avec raison, de l’importance de faire bouger la population. Nous sommes aussi très fiers de nos athlètes lorsqu’ils atteignent les plus hauts niveaux.
Il ne s’agit pas de parcours opposés. Ils appartiennent tous au même continuum sportif.
Un enfant découvre un sport et y prend goût. Certains pratiqueront toute leur vie pour le plaisir, pour bouger, pour retrouver leurs amis ou simplement parce que le sport fait partie de leur quotidien. D’autres auront envie de compétitionner, de se dépasser et d’aller plus loin. Parmi eux, quelques-uns atteindront éventuellement le haut niveau.
Les athlètes québécois que nous retrouvons au plus haut niveau ne sont pas à part de notre système sportif. L’excellence n’est pas en opposition à la participation, elle en est le moteur et l’inspiration. Ce sont bien souvent les besoins des athlètes de haut niveau qui engendreront les innovations qui profiteront ensuite à toute la population et ce sont presque toujours les performances des athlètes de haut niveau qui motiveront toute une génération à s’initier à un nouveau sport. Ils sont des modèles dont s’inspire l’ensemble de l’écosystème.
Leur parcours est le reflet de ce que nous avons réussi à construire autour d’eux au fil des années.
Aucun continuum sans entraîneurs
Impossible toutefois de parler du développement des athlètes sans parler de ceux et celles qui les accompagnent.
Les entraîneurs ont eux aussi un parcours. Les besoins d’un enfant qui découvre son sport ne sont pas ceux d’un athlète qui se rapproche du niveau national. À mesure que les athlètes progressent, les entraîneurs doivent eux aussi pouvoir évoluer, se former, échanger avec leurs pairs, travailler avec des spécialistes et être exposés à des environnements qui les font grandir.
Cette expertise est précieuse. Un entraîneur que l’on accompagne dans son développement ne contribue pas seulement au parcours d’un athlète. Au fil des années, il peut influencer des dizaines de jeunes, partager ses connaissances et contribuer à faire évoluer tout un club, en transmettant des valeurs et des habitudes qui iront bien au-delà du sport.
Prendre soin du continuum, c’est donc prendre soin de ceux et celles qui font vivre le sport au quotidien. C’est développer nos entraîneurs, valoriser leur expertise et créer les conditions qui leur permettent de continuer à exercer et à progresser ici, au Québec.
Des régions qui font partie de la solution
Le sport québécois se développe partout sur le territoire. Les premiers entraînements, les premières compétitions, les premières réussites et les premières ambitions prennent souvent forme près de chez soi.
Les besoins deviennent parfois plus spécialisés à mesure qu’un athlète progresse. Cela ne signifie pas que toutes les régions doivent offrir exactement les mêmes services. Cela signifie plutôt que nous devons être capables de relier les bonnes ressources aux bons moments et de créer des ponts lorsque le parcours d’un athlète ou d’un entraîneur évolue.
C’est précisément dans cette continuité que les centres régionaux d’entraînement multisports prennent tout leur sens.
Présents dans toutes les régions du Québec, les centres rapprochent l’expertise des milieux où vivent et s’entraînent les athlètes. Ils travaillent avec les entraîneurs, les clubs, les fédérations et les partenaires du système sportif pour faciliter l’accès aux ressources, soutenir le développement et créer des liens avec les expertises provinciales et nationales lorsque nécessaire.
Cette proximité compte. Elle permet aux athlètes de poursuivre leur développement dans leur milieu le plus longtemps possible, mais elle permet aussi aux entraîneurs et aux organisations de développer une expertise qui demeure dans les régions et profite aux suivants.
Le mouvement doit également se faire dans l’autre sens. Ce que nous apprenons dans les environnements de haute performance ne devrait pas rester réservé à quelques athlètes. Lorsque les connaissances et l’expertise reviennent vers les entraîneurs, les clubs et les régions, tout le milieu sportif en bénéficie.
C’est là que le sport participatif et le sport de haut niveau se rejoignent véritablement. L’un n’a pas à se développer au détriment de l’autre. Un milieu sportif fort doit être capable de donner envie de commencer, de donner envie de rester et pour ceux qui le souhaitent, de permettre d’aller plus loin.
Voir plus loin que 2027
Lorsque les Jeux du Canada prendront fin en mars 2027, les projecteurs se tourneront vers autre chose. Le développement sportif, lui, n’aura jamais cessé.
Pendant que nous aurons suivi les performances des athlètes à Québec, partout dans la province, des milliers d’autres auront continué de s’entraîner. Des entraîneurs auront poursuivi leur développement, des clubs auront préparé la relève et des jeunes auront découvert un sport pour la première fois.
Le sport québécois aura continué d’avancer, bien au-delà des projecteurs.
Le développement sportif s’inscrit nécessairement dans le temps. Les résultats que nous célébrons aujourd’hui reposent sur des choix que nous faisons aujourd’hui. Ce que nous souhaiterons célébrer dans cinq ou dix ans dépend de ce que nous choisissons de bâtir maintenant. C’est ce qui rend essentielle une vision à long terme du sport.
La campagne électorale qui s’amorce nous donne l’occasion de parler de la place que nous voulons réellement donner au sport dans un Québec fort et en santé.
Un système sportif en santé permet de découvrir le sport, d’y prendre plaisir, d’y rester et d’y trouver sa place. Un système sportif performant sait aussi accompagner les athlètes et les entraîneurs qui veulent aller plus loin et qui deviendront les prochains modèles nécessaires.
C’est ce continuum que nous devons protéger dans toutes les régions du Québec. Parce que le sport, c’est pour la vie. Ça commence ici, dans nos clubs, nos communautés et nos régions.
L’Alliance des centres régionaux d’entraînement multisports du Québec en bref
L’Alliance des centres régionaux d’entraînement multisports du Québec (ACREMQ) regroupe les huit centres qui, partout au Québec, accompagnent les athlètes et les entraîneurs dans leur parcours vers l’excellence. Ensemble, les CREM mettent en commun leur expertise, leurs ressources et leurs meilleures pratiques afin de soutenir le développement du sport de haut niveau et le continuum sportif québécois. Cette collaboration permet d’offrir un accompagnement de qualité, accessible et adapté aux réalités des athlètes et des entraîneurs dans toutes les régions du Québec.
Elodie Brault Directrice générale, Excellence sportive Outaouais
Régions desservies : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec
Marie-Eve Nault Directrice et coordonnatrice des services aux athlètes, Excellence sportive Mauricie
Régions desservies : Mauricie et Saguenay–Lac-Saint-Jean
Pierre-Mathieu Dubois Directeur général, Excellence Sportive Montérégie
Région desservie : Montérégie
Rémy Fontaine Directeur général, Excellence Sportive Estrie – Centre-du-Québec
Régions desservies : Estrie et Centre-du-Québec
Stéphane Hamel Directeur du haut niveau, Sports Laval – Excellence Sports Laval
Régions desservies : Laval et Côte-Nord
Mathieu Rousseau Directeur général, Excellence Sportive Québec-Lévis
Régions desservies : Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent et Gaspésie
Laurier Thériault Directeur général, Conseil du sport de Montréal – Excellence Sportive Montréal
Région desservie : Montréal
Simon Trudel Directeur général, Excellence sportive Laurentides-Lanaudière
Régions desservies : Laurentides et Lanaudière
